Aripiprazole

En 2 mots

Antipsychotique atypique au mécanisme unique (agoniste partiel D2) : pas de syndrome extrapyramidal, pas d'hyperprolactinémie, bon profil métabolique. Risque principal : akathisie très fréquente (20-25%), souvent confondue avec une aggravation psychiatrique.


💊 À quoi ça sert ?


🔬 Comment ça marche ? (simplifié)

Tous les autres antipsychotiques bloquent complètement les récepteurs D2 (dopamine). L'aripiprazole fait quelque chose d'unique : il est agoniste partiel → il active le récepteur D2 à seulement 25% de sa capacité maximale.

Résultat intelligent :

💡 Analogie : au lieu de couper complètement le volume (blocage D2 total), l'aripiprazole le règle à 25% partout → assez bas pour calmer la psychose, mais pas au silence total qui provoque les effets secondaires moteurs.


⚠️ Ce qu'il ne faut PAS faire

CI absolues et urgences vitales

  • Ne pas augmenter la dose face à une akathisie (elle serait aggravée) → signaler au médecin
  • Associations avec inhibiteurs CYP3A4 et CYP2D6 sans ajustement de dose

Précautions importantes

  • Akathisie : surveiller et distinguer de l'agitation psychiatrique (cf. encadré ci-dessous)
  • Interactions CYP : vérifier toute l'ordonnance

À surveiller

  • Insomnie (prendre le matin)
  • Poids et bilan métabolique (glycémie, lipides) → trimestriellement


🩺 Ce que je fais en tant qu'IDE


📌 Les 3 choses à retenir absolument

  1. Akathisie très fréquente (20-25%) : agitation motrice ≠ aggravation psychiatrique → ne pas augmenter la dose → signaler au médecin
  2. Pas d'hyperprolactinémie, pas de SEP significatif (mécanisme agoniste partiel) → profil favorable
  3. Interactions CYP2D6 et CYP3A4 : ajuster la dose selon les associations (fluoxétine, kétoconazole, carbamazépine)

🔗 Voir aussi

Olanzapine · Quétiapine · Clozapine (schizophrénie résistante)

Outil pédagogique : Toujours vérifier le RCP et les protocoles du service