Gliclazide

En 2 mots

Sulfamide hypoglycémiant de 2ème génération, le plus prescrit en France dans le DT2. Il stimule la sécrétion d'insuline indépendamment de la glycémie → c'est pourquoi il peut provoquer une hypoglycémie même si le patient mange peu. L'IDE doit s'assurer que le patient mange avant d'administrer la dose.

💊 À quoi ça sert ?

🔬 Comment ça marche ? (simplifié)

Le pancréas possède des cellules bêta qui fabriquent l'insuline. Normalement, elles libèrent l'insuline quand la glycémie monte. Le gliclazide court-circuite ce signal : il force les cellules bêta à libérer de l'insuline même si la glycémie est normale ou basse.

💡 C'est pour ça que le gliclazide peut provoquer une hypoglycémie : l'insuline est libérée indépendamment du niveau de sucre dans le sang. Si le patient saute un repas, la glycémie chute.

⚠️ Ce qu'il ne faut PAS faire

Hypoglycémie : risque principal ++

Le gliclazide stimule la sécrétion d'insuline indépendamment de la glycémie. Si le patient saute un repas, est à jeun, boit de l'alcool ou a une insuffisance rénale, la glycémie peut s'effondrer. Surveiller les signes : sueurs, tremblements, pâleur, confusion, malaise.

DT1 = CI absolue

Le DT1 est lié à la destruction des cellules bêta → il n'en reste plus assez pour être stimulées. Le gliclazide est inefficace et dangereux dans ce contexte (risque d'hypoglycémie paradoxale si le diagnostic est erroné).

🩺 Ce que je fais en tant qu'IDE

📌 Les 3 choses à retenir absolument

  1. Toujours s'assurer que le patient mange avant la prise → risque d'hypoglycémie
  2. CI si DFG < 30 → accumulation et hypoglycémie prolongée
  3. Hypoglycémie nocturne possible → longue durée d'action, surveiller le soir

🔗 Voir aussi

Metformine · Insuline · Sitagliptine (iDPP4) · Liraglutide (GLP-1) · Empagliflozine (iSGLT2)

Outil pédagogique : Toujours vérifier la prescription et le protocole du service