Gliclazide

En 2 mots

Sulfamide hypoglycémiant de 2ème génération, le plus prescrit en France dans le DT2. Il stimule la sécrétion d'insuline indépendamment de la glycémie → c'est pourquoi il peut provoquer une hypoglycémie même si le patient mange peu. L'IDE doit s'assurer que le patient mange avant d'administrer la dose.

À quoi ça sert ?

Comment ça marche ? (simplifié)

Le pancréas possède des cellules bêta qui fabriquent l'insuline. Normalement, elles libèrent l'insuline quand la glycémie monte. Le gliclazide court-circuite ce signal : il force les cellules bêta à libérer de l'insuline même si la glycémie est normale ou basse.

C'est pour ça que le gliclazide peut provoquer une hypoglycémie : l'insuline est libérée indépendamment du niveau de sucre dans le sang. Si le patient saute un repas, la glycémie chute.

Ce qu'il ne faut PAS faire

Hypoglycémie : risque principal ++

Le gliclazide stimule la sécrétion d'insuline indépendamment de la glycémie. Si le patient saute un repas, est à jeun, boit de l'alcool ou a une insuffisance rénale, la glycémie peut s'effondrer. Surveiller les signes : sueurs, tremblements, pâleur, confusion, malaise.

DT1 = CI absolue

Le DT1 est lié à la destruction des cellules bêta → il n'en reste plus assez pour être stimulées. Le gliclazide est inefficace et dangereux dans ce contexte (risque d'hypoglycémie paradoxale si le diagnostic est erroné).

Ce que je fais en tant qu'IDE

Les 3 choses à retenir

  1. Toujours s'assurer que le patient mange avant la prise → risque d'hypoglycémie
  2. CI si DFG < 30 → accumulation et hypoglycémie prolongée
  3. Hypoglycémie nocturne possible → longue durée d'action, surveiller le soir

Voir aussi

Metformine · Insuline · Sitagliptine (iDPP4) · Liraglutide (GLP-1) · Empagliflozine (iSGLT2)

Outil pédagogique : Toujours vérifier la prescription et le protocole du service
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